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	<title>Rae Spoon</title>
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	<description>I Can’t Keep All Of Our Secrets</description>
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		<title>Ex Libris :: First Spring Grass Fire Review</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 19:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>einzelfahrausweis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[From the meta antics of Jessica Faulds: Rae Spoon’s debut novel (Fictionalized memoir? Personalized fiction? Diaristic mindfuck?) reads like a series of postcards from a profoundly painful adolescence. For those of us who didn’t grow up Calgarian evangelicals, it also serves as a tour of fundamentalist strangeness, featuring faith healings, speaking in tongues, and (perhaps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>From the meta antics of Jessica Faulds:</p>
<p>Rae Spoon’s debut novel (Fictionalized memoir? Personalized fiction? Diaristic mindfuck?) reads like a series of postcards from a profoundly painful adolescence. For those of us who didn’t grow up Calgarian evangelicals, it also serves as a tour of fundamentalist strangeness, featuring faith healings, speaking in tongues, and (perhaps most frightening of all) trips to Christian summer camp. It is hard not to experience First Spring Grass Fire as a pyramid of hurt, stacked on a foundation of doubt and fear. But this series of vignettes succeeds because Spoon is absolutely unflinching in staring down the fucking monsters of their youth. Mental illness, queer-phobia, loss, humiliation, self-doubt: all are splayed on the autopsy table under the pathologist’s blinding light. Like mortality, it is… uncomfortable.</p>
<p>Yet Spoon’s narrative approach lures even the squeamish. Despite having shed their country-music image, Spoon nevertheless retains the cowboy’s plain-spokenness, and a golden haze of nostalgia hovers around even the most brutal scenarios. Also, the meta antics of author-as-character/memoir-as-fiction act as a nice foil to the squirm-inducing honesty displayed on almost every page. Yes, junior-high-school gymnastic routines happened to all of us, but Spoon’s treatment reconstructs them as fictions. Still harrowing, but possible to isolate as stories, and to extract as tumours of humiliation.</p>
<p>This is a book about the redemptive power of art in general, and music in particular. This is Spoon’s wellspring of hope. It is a parable about being saved, not by a deity, but by a guitar. It is, at heart, the story of how the creator of this video grew from the person who once resolved, “I will never play music in front of people again.”</p>
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		<title>Interview in Voir Ottawa/Gatineau Jan 2013</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2013 17:33:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[par Guillaume Moffet Si son œuvre s’articule autour de quelques-unes des plus importantes remises en question qu’un humain puisse connaître, l’auteur-compositeur transgenre Rae Spoon fait ce qu’il fait de mieux: raconter son histoire. Dans les prochains mois, l’Office national du film fera paraître un documentaire intitulé My Prairie Home, qui traite de cet enfant-ado singulier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Guillaume Moffet</p>
<p>Si son œuvre s’articule autour de quelques-unes des plus importantes remises en question qu’un humain puisse connaître, l’auteur-compositeur transgenre Rae Spoon fait ce qu’il fait de mieux: raconter son histoire.</p>
<p>Dans les prochains mois, l’Office national du film fera paraître un documentaire intitulé My Prairie Home, qui traite de cet enfant-ado singulier et queer qu’a été Rae Spoon, isolé dans une ville morne des Prairies canadiennes, pris dans un corps qui l’aliénait, artiste dans l’âme, incompris de tous. Le film proposera un portrait intimiste de la démarche artistique de Spoon, désormais basé à Montréal, portrait mis en images au rythme des pièces d’un nouvel album homonyme (à paraître en août) et dont le récit s’inspirera du tout premier recueil de Spoon, paru l’automne dernier: First Spring Grass Fire.</p>
<p>«Le plus grand défi en tant qu’auteur-compositeur qui s’essaie à l’écriture est de faire en sorte que ce qui se retrouvera sur papier soit assez fort pour se tenir debout sans l’aide d’autres supports, soutient le chanteur. J’ai vraiment l’intention de poursuivre ma carrière d’auteur, alors ce livre devait être quelque chose d’intéressant pour ceux qui n’avaient jamais entendu ma musique.»</p>
<p>Désormais, grâce au bouche à oreille généré par la parution de ce premier ouvrage, Spoon voit son public passer de «gens qui aiment ma musique à gens qui ne me connaissent pas du tout». «C’est un livre qui parle de mon enfance en Alberta; je traite des défis intrinsèques de la vie queer. Avant tout, c’est un livre de survie.»<br />
Troquer la lap steel contre les claviers</p>
<p>Son second album, I Can’t Keep All of Our Secrets, paru à l’hiver 2011, se révélait une exploration hédoniste saturée de rythmes dansants new wave et de strates de claviers nerveux, mais toujours aussi cathartique que Love Is a Hunter, l’album révélation de 2010. «J’ai commencé à m’intéresser à la musique électronique pendant les quelques années où j’ai vécu en Allemagne. Je n’y avais pas été beaucoup exposé dans le passé. Ce genre musical était partout, ça a piqué mon intérêt beaucoup plus que le country, que je privilégiais à l’époque.»</p>
<p>Si les pièces plus club comme Crash Landing et London Destroyer rappellent La Roux ou Human League, I Can’t Keep… renferme aussi son lot de textes personnels et on ne peut plus à fleur de peau. On mentionne la superbe When I Said There Was an End to Love I Was Lying au chanteur; il se confie: «J’ai écrit cet album principalement autour du thème du deuil, ces pertes qui surviennent lors du décès de quelqu’un. Par exemple, je reste très fier de la chanson Are You Jealous of the Dead? parce qu’elle traite de l’éloignement que deux personnes vivantes peuvent subir, c’est une chose vraiment difficile à saisir en chanson, selon moi.»</p>
<p>Maintenant que Spoon a le choix du chapeau qu’il souhaite porter, comment les futurs spectacles se dérouleront-ils? «Dans la première partie du spectacle, je présenterai des extraits de mon livre de même que des chansons plus acoustiques. C’est dans la seconde moitié que je sors les claviers et que je me mets à bidouiller sur mon ordi.»</p>
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